Conférence par Bruno Genito, Professeur à l’Université de Naples
“The theme chosen is related to an already abused, and perhaps not understood in its original sense, concept of “Seidenstraße” and, especially, in light of new possibilities of knowledge and cultural exchange, including international, only few years ago unthinkable. The reference points of the topic are related to the following conceptual aspects of the archaeological evidence:
the cultural centrality, not uniquely chronological, of “Paths, Images and Material Culture” that were previously categorized within the concept of “Silk Road”;
the plurality of routes and sea paths of the “Silk Road” that can only be updated with that now, more precisely, of “Silk Routes”;
the concept of “Silk Road” never based on any clear historical concept, combining features of commercial, diplomatic and religious differences;
the “precedents” and “contemporary” paths to the “Silk Road” (e.g. Jade Road, Lapis lazuli Road, Incense Road etc.) as determinants aspects of a much more broad and diverse ground, embracing the whole ancient trade, between Rome, the Near and Middle East, Central Asia and China from the early historical times until the late Middle Ages;
the centrality and importance of territory settlements, parking stations, military garrisons and forts along the routes of trade;
the Unitarian relationships between settlements, trade routes and geo-environmental conditions.
the “Silk Road” as a phenomenon of political structure based on work at various levels and in various specialities, that virtually “invented” the modern economy, dominated by the market and not by the state power. For this reason, businesses are able to integrate with agility and dexterity in far more rigid state economies, such as Chinese, Indian and Western.
L’héritage de la royauté dans l’ancien royaume du Mustang, Népal
par Charles RAMBLE, Directeur d'Etudes, Ecole Pratique des Hautes Etudes
Sur les pas de Manjushri: du Wutaishan à la vallée de Kathmandu
par Corneille JEST, Directeur de Recherche Honoraire, C.N.R.S.
Les tsha tsha du monde tibétain : moulages et estampages bouddhiques en argile
par Kunsang Namgyal Lama , Doctorante Paris Sorbonne IV, Department Art et Archéologie.
La grotte A de Tepe Shotor comme lieu de méditation, Afghanistan
par Anna Maria Quagliotti, Professeur à l’Université de Naples
The Archaeology of the Silk Roads: Paths, Images and Material Culture par Bruno Genito, Professeur à l’Université de Naples
Mur du fond de la grotte A de Tepe Shotor. Afghanistan.
Cliché G.Fussman. Collège de France
Conférence par Anna Maria Quagliotti, Professeur à l’Université de Naples.
Cette étude est dédiée à l’analyse des quatre « rencontres » de Siddhartha avec le vieillard, le malade, le mort et l’ascète qui, selon nous, serait une source possible d’inspiration pour certaines images de méditation comme dans la grotte A de Tepe Shotor en Afghanistan.
Du Gandhara à l’Asie Centrale, nous pensons que les images du futur Bouddha ascète, celles de la rencontre de Siddhartha avec le mort et celles des crânes et squelettes retrouvées dans ces régions sont intimement reliées. A ce propos, il est intéressant de remarquer qu’à Toyuk (Turfan), sur la paroi droite de la grotte 20, on trouve l’image d’un moine qui contemple un cadavre tandis que sur le mur gauche de la même grotte, il y a des représentations de moines qui méditent sur les Terres Pures.
On montrera aussi que les images de moines méditant devant des cadavres ont survécu au cours des siècle comme par exemple dans une peinture thaï du XIXème siècle et dans une photo, prise avant 1906, de la collection Gerini, aujourd’hui donnée à l’Université de Naples l’Orientale.
On montrera aussi que les épisodes des quatre rencontres et un moine méditant sur un crâne sont réunis à Kyzyl (route Nord de la Soie) suggérant une relation entre les deux.
Tsha tsha figurant Mañjuśrī, H. 6 cm, coll. privée
Conférence par Kunsang Namgyal Lama , Doctorante Paris Sorbonne IV, Department Art et Archéologie.
Omniprésents dans l’ensemble de l’aire de culture tibétaine, les tsha tsha sont des images en argile produites en série à l’aide de moules figurant, en relief ou en ronde-bosse, des stūpa miniatures, des divinités ainsi que des personnages historiques et peuvent également comporter des inscriptions. Ils sont généralement fabriqués dans le cadre de rituels liés à l’accumulation de mérites pour des occasions particulières (édification d’un stūpa, rituels funéraires...) ou pour des pratiques régulières, aussi bien par des religieux que par des laïcs. Diffusée depuis l’Inde à travers le monde bouddhique, cette pratique a connu dans le contexte tibétain des développements rituels, textuels et artistiques très importants. A travers la présentation des procédures rituelles de fabrication, des différents usages, et de leurs diversités iconographique et stylistique, nous verrons la richesse documentaire, pour l’anthropologie religieuse et pour l’histoire de l’art tibétain, que présentent ces objets d’une apparente simplicité.
« Avec Manjusri, du Wu Tai shan à Nagavashrada… »
par Corneille JEST
Nous allons suivre le cheminement de Manjusri des Monts du Wu Tai Shan, situés au nord de la Chine jusqu’à NAGAVASAHRADA, l’actuelle vallée de Kathmandu, sur les pentes sud de l’Himalaya.
Manjusri, qui résidait sur les Monts du Wu tai, après avoir eu la prémonition de devoir libérer les eaux d’un immense espace situé au sud de l’Himalaya, est parti vers le sud, a franchi monts et vallées pour aboutir à NAGAVASAHRADA, accompagné de ses fidèles…
Commentaires sur ce long itinéraire que les pèlerins et les marchands ont parcouru pendant des siècles.
Pendant le séjour à NAGAVASAHRADA Manjusri a donné naissance à ce qui est aujourd’hui la « vallée du Népal ». Les différents sanctuaires qui lui sont dédiés et leurs fonctions religieuses et économiques sont étroitement liées entre elles.
Le retour de Manjusri au Wu Tai Shan sera illustré par un événement récent.
L’héritage de la royauté dans l’ancien royaume du Mustang, Népal par Charles RAMBLE
Le Mustang, l’un des 75 districts népalais, correspond à un ancien royaume créé au 14ème siècle. Le fondateur de ce royaume, Amépal, était ministre d’une principauté voisine, Gungthang, envoyé par son roi avec la tâche d’administrer la région. Le pouvoir du royaume déclina après le 17ème siècle, à la suite de son annexion par Jumla et de la sécession de ses enclaves méridionales. Quand les troupes de Gorkha ont conquis Jumla à la fin du 18ème siècle, le Mustang n’a opposé aucune résistance et le roi a conservé son titre et ses privilèges après ‘l’unification’ du Népal. Le titre royal ne fut aboli qu’en 2009, après que le Népal cessa lui-même d’être un royaume. L’accent mis sur le roi du Mustang dans les écrits populaires sur la région ne met pas en valeur les nombreux aspects fascinants que la monarchie cache sous son aspect exotique. Un examen attentif des archives et de l’ethnographie des communautés du Mustang révèle combien les idées tibétaines sur l’ancienne monarchie sont profondément inscrites dans les représentations locales de l’histoire, les relations entre les petites chefferies et leurs sujets et, plus important encore, les cérémonies complexes de la démocratie locale.
Le voyage d'un moine indien à Wutaishan et la diffusion de la Buddhoṣṇīsavijayā dhāraṇī
(formule assurant le salut)
par Madame Liying KUO, Directeur d'études, EFEO
Colloque à Rome.
Colloque à Rome.
Table ronde sur Avalokiteśvara à Rome.
Des poubelles aux vitrines : recherches récentes sur les tissus de Dunhuang par Mme Laure Feugère, chargée de mission honoraire au Musée Guimet.
Termez-sur-Oxus. Cité-capitale d'Asie centrale par Monsieur Pierre Leriche, directeur de la Mission Archéologique Française en Ouzbékistan du Sud (MAFOuz), directeur de recherches honoraire au CNRS.