BICENTENAIRE DE LA SOCIETE ASIATIQUE 1822-2022 Raretés de la bibliothèque

Le dieu hindou Gaṇeśa, illustration d’un manuscrit du Bhāgavata Purāṇa (©Georges Chatelain)

Exposition du 29 novembre 2022 au 13 janvier 2023 – Collège de France, 11 place Marcelin Berthelot. Paris 75005.

La Société Asiatique a été fondée en 1822 et se place parmi les plus anciennes institutions associatives françaises. Née dans le mouvement d’enthousiasme suscité par les premières conquêtes de l’orientalisme scientifique : déchiffrement d’écritures, résurrection de monuments et comparaison des langues, cette société savante a traversé les XIXe et XXe siècles, en liaison étroite avec l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres et le Collège de France

La Bibliothèque de la Société Asiatique, constituée dès les premières années de l’existence de l’association, s’est enrichie au fil des ans de legs et de dons. Elle compte aujourd’hui plus de 100 000 volumes imprimés et de plus de 1900 périodiques. A l’occasion de son bicentenaire, quatre-vingt-dix des ouvrages les plus rares sont présentées au public. Ils couvrent tous les domaines de l’orientalisme, et sont répartis par grand thème : histoire de la Société asiatique, études religieuses, géographie et voyageurs, linguistique, enfin histoire. La manifestation s’achève par une dernière section consacrée à vingt précieux documents asiatiques, certains illustrés. L’ensemble atteste de l’intérêt universaliste de l’association.

Outre deux essais concernant l’histoire de la Société Asiatique, le catalogue comprend les biographies de vingt-trois des plus importants orientalistes français.

Parmi les documents présentés, on remarquera plus particulièrement d’intéressants récits de voyage des XVIIe et XVIIIe siècle, les premiers dictionnaires de langues rares comme le mandchou ou le cam, des traductions de livres de piété catholiques en arménien et en mongol, des manuscrits et des imprimés anciens en sanscrit, en cam, en chinois, en écriture lolo et en japonais. Les deux œuvres les plus précieuses sont sans contestes un édit d’anoblissement sino-mandchou (1735) et un herbier chinois illustré à usage médicinal, copie fidèle du XVIIIe siècle d’un ouvrage du XVIe siècle, ouvrage offert à la Société lors de sa première séance, le 1er avril 1822.

Fuxi, patriarche mythique de la médecine chinoise. Herbier dit herbier Lasteyrie (©Georges Chatelain)
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