Conférences SEECHAC 2nd semestre 2012

Jeudi 13 décembre 2012
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"Une nonne laïque chinoise à l’origine de la diffusion du bouddhisme tibétain à Taiwan » par Madame Fabienne Jagou, Maître de Conférences à l’Ecole française d’Extrême-Orient


cl. Fabienne Jagou

Des années 1950 à aujourd’hui, le bouddhisme tibétain connait un essor considérable à Taiwan. Des bouddhistes laïques chinois en furent les pionniers avant que des maîtres tibétains ne soient invités à venir enseigner à Taiwan de façon officielle. C’est l’histoire de cette diffusion du bouddhisme tibétain sur une terre de culture chinoise que nous allons aborder en suivant l’exemple de la vie d’une femme, laïque puis nonne (elle prit ses voeux en 1980). Cette ‘nonne laïque’, appelée Gongga Laoren (1903−1997) à Taiwan, après avoir étudié auprès de maîtres tibétains au Tibet dans les années 30, s’être réfugiée à Hong Kong, puis à Taiwan à la fin des années 50, avoir enseigné et contribué à la venue de maîtres tibétains à Taiwan jusque dans les années 90 et y avoir été momifiée à la fin de ces mêmes années, contribua à l’implantation du bouddhisme tibétain à Taiwan.

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« Le culte d’Avalokitesvara Rouge dans la Vallée de Kathmandu (Népal) » par Mme Anne Vergati

L’une des divinités les plus vénérées de la vallée de Kathmandu est Avalokitesvara Rouge (en néwari Bunga Dyo et en népalais Matsyendranath) dont le culte est assuré exclusivement par des prêtres bouddhistes (vajracarya) . Le culte d’Avalokitesvara Rouge déborde largement les limites de la communauté bouddhiste népalaise. En tant que distributeur de la pluie donc de la prospérité et de l’abondance dans un pays dont la richesse principale était l’agriculture, il est devenue une divinité royale vénérée autant par les Hindous que par les Bouddhistes. Le roi devait participer à la fête annuelle (avril-mai) qui se déroule dans la ville de Patan, ancienne ville royale, et Bungamati afin que le bon ordre de la procession garantisse le bon gouvernement du pays.

Jeudi 22 novembre 2012
« La représentation des labours dans l’iconographie bouddhique de l’Asie centrale dite « sinisée » : une évolution religieuse et idéologique significative. » par Monsieur Eric TROMBERT, Directeur de Recherche au CNRS.

Dans l’iconographie des sites bouddhiques de l’Asie centrale dite « sinisée », la représentation des labours a connu une évolution marquée qui correspond à un changement de perception en ce qui concerne les travaux de la terre. La communication s’attachera à retracer cette évolution à travers des exemples pris essentiellement dans les grottes de Dunhuang, lesquelles offrent une continuité unique sur près d’un millénaire. La signification de ces changements sera mise en perspective à travers un rappel des conceptions, elles aussi changeantes, qui animèrent les artistes de l’Occident médiéval dans leur façon de traiter ce thème qui renvoie aux fondements des sociétés sédentaires et agricoles du monde ancien.


Jeudi 18 octobre 2012

Table ronde « Héritage et évolution politique dans les Républiques d’Asie Centrale » animée par Monsieur Bayram Balci du CNRS. – 18 octobre, 18H.

M. Bayram Balci, ancien directeur de l’IFEAC (Institut Français d’Etudes de l’Asie Centrale, Tashkent), organisera une table ronde sur le thème « Héritage et évolution politique dans les Républiques d’Asie Centrale« . M. Francis Richard, conservateur des manuscrits orientaux à la BULAC et futur directeur in partibus de l’IFEAC, et Mme Catherine Poujol, Professeur à l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales), ont accepté de dialoguer avec lui sur ce sujet.

Cette table ronde portera sur la façon dont les actuels dirigeants politiques des républiques ex-soviétiques d’Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizie, Tadjikistan, Turkménistan, Ouzbékistan) voient et utilisent à des fins politiques et nationalistes le passé de leur pays.

M. Francis Richard est un spécialiste de l’islam iranien et centrasiatique pré-soviétique, Bayram Balci un spécialiste de l’Asie centrale contemporaine. Catherine Poujol a beaucoup publié sur l’Asie centrale soviétique et post-soviétique et les phénomènes de transition. Le rapport des gouvernements actuels avec leur passé islamique et russe sera donc largement évoqué. Mais le passé pré-islamique d’une région où travaillent tant de missions archéologiques françaises (4 en Ouzbékistan, 1 au Turkménistan, d’autres ailleurs) ne sera pas oublié. La table ronde n’étant ni enregistrée ni publiée, la discussion sera tout à fait libre.

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