Le monastère bouddhique de Tepe Narenj (Kaboul) à la lumière des dernières fouilles


Tepe Narenj-Détail de la salle de la chapelle circulaire.8ème s. (Cl.Zafar Paiman)

Jeudi 17 janvier :

Conférence par Zafar Païman, Directeur scientifique des fouilles de l’Institut National Afghan d’Archéologie.

Le nom de Tepe Narenj ou «colline des orangers », donné par les habitants, n’est connu ni dans les textes anciens, ni dans les textes modernes. Situé à 1752 m à vol d’oiseau au sud de la vieille citadelle de Caboul, il est suffisamment éloigné du centre de la ville pour que le calme des moines fût assuré. Le site étalé sur presque trois cent mètre est-ouest, est partagé sur sa longueur en deux grandes parties, à cela s’ajoute une chapelle. Le site principal Tepe Narenj est construit sur une pente de 45° est-ouest, sur le flanc oriental d’une montagne nommée le Koh-e-Zanbourak, ou « montagne de la petite guêpe ». Il domine un lac nommé le Kol-e-Hoshmand Khan. Le site est très bien délimité, à l’ouest et au sud par la montagne et à l’est par le grand lac.

Il s’agit d’un grand monastère bouddhique, et selon les trouvailles céramique et des monnaies, nous le datons entre le milieu du 5ème ou probablement début du 6ème et la fin du 10ème siècle.

Dix campagnes de fouille nous ont révélé des chapelles, deux grand stupas, des colonnes cylindriques et, en particulier, des sculptures en argile, dont 16 bodhisattvas dans une chapelle circulaire, debout sur une banquette circulaire ; cette chapelle fait partie d’une série de cinq sur le Tepe Narenj. A cela s’ajoutent des bouddhas assis en méditation et des bodhisattvas dans la partie basse du site nommée zone XIV, unique à ce jour en Afghanistan.

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